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Nice 27/09/02 – Ancone 10/10/02 – total : 1976 km pedales (1)

"Le Bon Dieu a cree l'Italie dans un accès de bonne humeur. Puis il s'est rendu compte qu'il avait été trop généreux en regard des autres pays. Et pour réparer l'injustice, il a crée les Italiens." Indro Montanelli

Indro Montanelli tient des propos sévères quant aux Italiens, mais c'est vrai que la l'Italie est magnifique... Marc : Nous avons quitté la France par un bel après-midi, le 28 septembre pour l'Italie. C'est avec émotion que nous passons la frontière, donnant rendez-vous à notre patrie dans 18 mois. Nous sifflons, chantons, et rigolons tout en pennettrant en Ligurie. Nous décidons à nouveau de longer le littoral jusqu'a La Spezia afin de profiter d'un relief «relativement plat». Immédiatement, nous rencontrons un gros probleme de communication. Ne parlant italien ni l'un, ni l'autre et n'ayant pour aide qu'un maigre guide de conversation du pays, nos nuits chez l'habitant ne sont pas garanties. Mais ici, comme vous le savez, on parle avec les mains. Nous nous mettons alors volontiers aux us et coutumes locaux. Bref, nous faisons beaucoup de camping sauvage... Nous appuyons avec panache sur nos pedales (alliteration en'p') afin de rattraper les 4 jours de retard accumulés en France. L'italie est un pays onéreux pour notre budget quotidien : 17 euros pour se loger et la nourriture. Il nous arrive quand même, tous les 3 jours, de dormir dans un camping afin de bénéficier d'une douche. Resultat, 20 euros pour la nuit + 2 euros pour un peu d'eau chaude. Il nous faut ruser et négocier sévèrement pour bénéficier d'une maigre ristourne. Généralement, avec un grand sourire, nous y parvenons sans trop de difficultés. Nos velos, chargés comme des mulets, attirent curiosité puis sympathie. Il arrive également que des automobilistes demandent de nous arrêter pour parler de notre voyage. Afin de se comprendre, voici notre recette : un peu d'italien, une pincee d'anglais, une larme de francais, une bonne dose d'humour et surtout une gestuelle à toute épreuve. Le résultat est garanti ! Nos journées commencent avec le lever du soleil, nous plions la tente, remercions nos hotes et roulons jusqu'à 13 heures environ afin de grignoter sur nos velos les produits locaux. Le problème pour se loger apparait vers 17 heures. Généralement, cela se passe de 2 façons differentes : – La premiere, tout se passe très bien. Nous trouvons un jardin ou un champs avec un point d'eau ; la population est aimable avec nous. Parfois, il nous arrive de demander à passer la nuit dans une église comme le soir du mercredi 4 octobre à Santo Godenzo en Toscane, ce qui est très agreable et la, nous sommes aux anges. – La deuxieme est moins agréable. Cela fait au moins 2 jours que nous ne nous sommes pas douchés. Nous nous faisons surprendre par la nuit en plein milieu d'une grande ville : aucune possibilité de camper, la fringale nous guette et pour couronner le tout, une petite crevaison sur une 4 voies (ah, j'oubliais également ma dynamo qui rend l'ame - reparée depuis). Dans de telles conditions, nous bivouaquons n'importe ou : parking, decharge (voir photo plus bas). C’est notre lot quotidien, celui du cyclocampeur... Je ne sais plus qui a dit : «Partir c'est creuver un pneu», mais il avait raison : 0) :0) Il n’est pas rare de nous coucher aux alentours de 20h (ce qui ne nous était jamais arrivé dans notre «vie d'avant»). Le temps d'écrire un peu, de visualiser l'itinéraire pour le lendemain et nous voilà dans les bras de Morphée. Il est 20h45, nous vivons avec le soleil !!! Nous traversons des paysages magnifiques. A l'ouest, une mer bleu azur ; à l'ouest des maisons colorées d'ocre et de rose ainsi qu'une succession de montagnes qu'il nous faudra gravir. C'est la Dolce Vita (en transpirant). Comme toute bonne chose à une fin, nous quittons ce paysage méditerranéen pour nous enfoncer au plus profond de la Toscane. Nous passons par Santo Godenzo ou "il padre" de l'abbaye nous offre l'hospitalité pour la nuit...

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