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Ah la Grece !!!

Petite etape en Grece, pays de transition avant nos premiers pas vers l'Asie. total km pedales : 2450

Ancone - Samos total km pedales : 2450 Mathieu : Nous quittons donc Ancone et les glaces italiennes et nous installons dans le fery qui nous debarquera a Patras. A bord, nous installons nos affaires afin de pouvoir naviguer sereinement sur le bateau. L'heure de se ressourcer est bien vite arrivee, nous allons nous glisser dans nos duvets, dans le local a bagages. Et oui, notre billet nous autorise cette faveur. Nous installer provoque la fougue d'un passager endormi par terre. Il est vehement et reveille toute l'assistance avec ses hurlements. Ne comprenant pas un mot, nous en faisons fi et nous endormons tant bien que mal et pensons a ce que nous allons decouvrir. L'arrivee a Patras approche, l'excitation de la decouverte nous gagne... C'est fait, la Grece s'ouvre a nous et toutes nos esperances. Le debarquement a Patras nous propulse dans une ville cahotique. Les 2 roues se melent aux voitures et aux bus pour nous rendre la circulation plus que difficile. La ville est pressee. Malgre tout nous decidons de dormir sur place. La Grece est en pleine effervescence ; ce sont les elections : affiches de candidats partout et n'importe ou, les voitures sont ornees de haut parleurs qui crachent le programme de l'un, de l'autre. Nous voici donc dans ce pays aux cartes postales de reves. Le lendemain matin, nous quittons Patras et sa tonicite nocturne en direction d'Athenes, tout en prenant une parallele de la route nationale. Etonnement. Etonnement et deception d'apprehender cette route jonchee de part et d'autre de detritus. A croire que la montagne les transpire. Bien malgre elle, d'ailleurs. En nous arretant pour dejeuner a Psathopirgos, un village de pecheurs deserte par les touristes en cette fin de saison, 3 gamins en bicyclette viennent a notre rencontre. Nous discutons un brin, prenons une photos puis repartons. Cette halte n'aura malheureusement pas altere cette vision de pollution a outrance ; elle ne nous quittera pas jusqu'a Athenes. Et pourtant quel magnifique pays montagneux qui nous laisse decouvrir ses hauteurs verdoyantes contrastant avec le bleu profond et scintillant de la mer longeant la cote du Peloponese. 3 jours auront ete necessaires pour arriver jusqu'a Kiato. 3 jours et 2 nuits en camping. En effet, nos premiers contacts nous ont exprime leurs craintes face a la recrudescences d'indesirables venus des pays voisins d'ou la difficulte de se faire heberger... Marc : Kiato. 9 h du matin. Nous prenons la direction d'Athenes pour une petite etape de 80 km. La tignasse au vent, nous traversons les villes de Korintos, Loutraki et Megara a la rencontre de quelques Grecs souriants et accueillants. Jusqu'ici, les habitants nous ont plutot ferme la porte au nez (en nous jetant des regards mauvais). Il est vrai que nos affaires en train de secher du dernier orage sur nos velos nous conferent une allure de "romanichel". Nous sommes obliges de demander au commissariat de l'ile de Salamina (a 20 km d'Athenes) de nous heberger. Malgre la sympathie du policier, il n'y a pas moyen de planter notre tente dans un jardin prive. Qu'a cela ne tienne, nous bivouaquerons a 5 m de la mer, dans un antique theatre grecque sous l'oeil inquiet des insulaires. Nous reprenons la mer a Athenes pour l'ile de Samos au large de la Turquie. 14 heures de traversee plus tard, nous avons la desagreable surprise, en recuperant nos velos, de voir pneu creve et autre porte-bagages en acier literalement tordu. Le doute n'est pas permis, il s'agit bel et bien d'un acte de vandalisme ! Notre course contre l'hiver en Turquie du sud-est et en Iran nous empeche de passer par toutes ces iles des Cyclades aux noms evocateurs de soleil et plages au sable fin telles que Andros, Tinos, Siros, Milos, Ilnyapadelicehelascestlakelos*... C'est donc sur Samos que nous rencontrerons les enfants de la premiere ecole primaire de la ville, pour les faire dessiner. Cela nous procure une bouffee de bonheur de voir ces classes et ces cours de recreation bruyantes et pleines de vie. Merci a tous ces enfants, de part leur sourire et leur gentillesse, de nous offrir un visage different de cette Grece qui nous a ete si inhospitaliere. Demain nous prenons un dernier bateau pour la Turquie, notre premier pas vers l'Asie... PS : Pourtant, a l'heure ou nous reactualisons le site, nous venons de faire la connaisance de Monsieur Kostas Kateris qui nous a accueilli chez lui comme ses propres enfants. Nous tenons donc a le remercier vivement pour nous avoir renouer avec ce pays si magnifique. Kostas, nous ne sommes pas prets de t'oublier. Le moral est bon, la forme excellente, nous gardons le cap. A tout de suite... * Il n'y a pas d'helice helas, c'est la qu'est l'os. L. de Funes et Bourvil. La Grande Vadrouille

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