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Chers amis... bonjour !

Nous voici parvenus dans un petit village de 12 millions d'habitants au nord-est de l'Inde dans la région du Ouest Bengale. Je borde la rivière dénommée Howgly et accueille leproserie, mouroir et autres dispensaires de Mère Théresa. Mes policiers sont archi-corrompus et ma circulation effrayante. Je suis, je suis ?

Je suis Calcutta ! Et bien non, je suis devenue Kolkata depuis 2001, pour tirer un trait avec le passé colonialiste anglais. Et c'est encore un militaire qui gagne une tringle à rideau !" Voici une dernière réactualisation avant notre depart pour la Thailande. Nous avons donc traversé l'Inde d'est en ouest et la dernière partie fut une course contre la montre pour rattraper le temps "perdu" à Goa et Hampi. Effectivement, nous avons pris la highway 5, qui n'en à que le nom. Elle est en perpetuelle reconstruction et c'est l'un des axes les plus utilise d'Inde. En traversant l'Andhra Pradesh, nous pouvions encore faire du camping sauvage sans etre trop deranges et c'etait toujours un plaisir de prendre nos micro-douches sous la vache a eau en regardant les couchers de soleil sur les cocotiers. Quand la nuit arrivait, nous mangions en compagnie des lucioles qui nous offraient toujours un spectacle féérique illumine. Dans un premier temps, bien reposes et gonfles a bloc, nous couvrions des distances de 80/90 km par jour qui nous assuraient des nuits de sommeil profond. Pourtant, au fure et a mesure que nous nous faisions ejecter dans le fosse par les bus et les camions notre ryhme ralentissait considerablement. Rajoutez la-dessus, la chaleur, l'omnipresence des coups de klaxons et du bruit en general, le changement de notre regime alimentaire et l'incapacite de pouvoir nous reposer vous obtiendrez deux zombies sur leur velo. Une fois arrives dans l'etat de l'Orissa, planter la tente dans un endroit desert relevait de l'impossible. Constamment, des dizaines d'Indiens venaient nous voir et s'asseyaient sur leurs talons afin de profiter du spectacle. Ils restaient la, a observer et parfois a poser des questions lorsque leur anglais le leur permettait. A la longue, cela devenait oppressant surtout quand ils venaient nous reveiller a 5 heures du matin en nous hurlant dans les oreilles. Comme l'Inde possede 33 millions de dieux, tous les jours des ceremonies et des festivites leur sont dedies : et la c'est un deluge sonore. Les hauts parleurs saturent, larsennent et crachent de la musique toujours trop aigue et toujours trop rebarbative. En arrivant au village de Kurla, nous sommes accueillis dans un mariage et plantons la tente au plein coeur de la ceremonie, nous assurant de nouveau une nuit sonore et mouvementee. Mais quelle nuit... Tout le long de notre route nous mangeons dans les petites gargottes de rue aux cuisines repoussantes... et qui d'ailleurs ne sont pas des cuisines. Riz, dal, poulet -ou chat- servis sur des feuilles de bananiers consituent nos repas au quotidien et nous assurent des touristas bien carabinees. Croyant en avoir suffisamment baves, nous nous engageons sur les 200 derniers km avant Kolkata. Ce seront 200 km d'enfer a cause de cette piste en tole ondulee qui a bien failli avoir raison de notre moral en acier trempe. Epuises, lessives, sourds -a cause des coups de klaxons- et courbatures, mais tout du moins heureux d'etre arrives a destination, nous nous engageons sur le pont Howrah Bridge de Kolkata. Voulant prendre Mathieu en photo dans la circulation, un flic vereux tente de s'emparer de notre appareil photo/camera numerique afin de se l'approprier. C'etait sans compter sur les nerfs a vif de deux cyclos rendus fous par 800 km de lutte quotidienne. Malgre tous leurs efforts, les policiers ne vinrent pas a bout de notre resistance et ne purent nous empecher de nous en aller en possession de notre precieuse camera qui nous permet de vous envoyer les photos. Inde, pays de contradiction. 10 minutes apres l'incident des policiers, nous sommes en train de donner une interview a un journaliste rencontre dans la rue et c'est la seance de photo jusqu'a bloquer la circulation. Nous, l'Inde on adore. Ca restera une traversee fantastique remplie de surprises et de rencontres qui ne nous laisseront jamais indifferents. Le moral est bon, la forme excellente, nous gardons le cap. A tout de suite. Marc et Mathieu

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