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Australie --> Amazing Australia* !!! (Mathieu)

Bonjour a toutes et a tous !
Ca fait bien plaisir de vous retrouver apres cette longue periode.
Apres ce magnifique sejour a Bali qui a marque la fin de notre periple en Asie, nous avons atterri dans ce nouveau pays-continent qui nous a fait tant rever.
Et bien ca y est, nous y voila. Australie, decouvre-toi...

Notre arrivee a Melbourne est deja surprenante. En effet, tout, mais absolument tout, passera sous les yeux et les doigts experts des douaniers. Pour proteger leur ile, les Australiens verifient l'ensemble de nos sacoches, nous font laver nos chaussures, nos velos et meme les piquets de la tente. Aucune trace de boue ne doit filtrer !

Afin de prendre la temperature dans ce nouveau monde, nous sejournons 3 jours a Melbourne, principale ville de l'etat du Victoria dans le sud du pays. Apres 5 mois de traversee dans la bruyante Asie ou la population est dense et omnipresente, le calme de cette ville de 2 millions d'habitants est etonnant. Il y a de la place, de l'espace, ca nous le ressentons deja.

Tout va deja tres vite. Et deja nous rencontrons Nicolas, un oenologue francais amoureux de l'Australie et des Australiens ; il nous propose de nous retrouver chez Yens, un ami qui reside sur la Great Ocean Road.

La Great Ocean Road

La Great Ocean Road, decrite par tous les guides comme la plus belle route cotiere du monde, est notre premiere destination. A vrai dire, nous en revons et avons hate de la chevaucher.

Notre troisieme journee consiste donc a nous eloigner le plus possible de Melbourne, a nous rapprocher le plus possible de l'ocean. Et pas le moindre, le Pacifique.

Les sorties des grandes villes sont toujours tres difficiles. La circulation, les grands axes et le bruit ne sont pas notre tasse de the (ici, au lait), mais apres seulement 40 km, le jour commence a tomber. Il est deja temps de camper. Nous nous ecartons de la highway et demandons un emplacement pour planter notre tente chez un eleveur. Un peu embarasse (c'est la premiere fois qu'il se trouve face a cette situation) et apres quelques secondes, il accepte volontiers et nous proposera meme un cafe (au lait) et des "to, toas, tosmayo enfin des tartines grillees, quoi" pour le petit dejeuner. La legende serait donc vrai, les Autraliens sont tres accueillants.

Meme s'il fait bien plus froid qu'en Indonesie, le climat est ideal pour pedaler. Des hivers comme celui-ci, tout le monde en serait friand. Alors nous roulons de bon coeur, les joues ragaillardies par la fraicheur, la tete devissee a force de contemplation -nous ne voulons pas en perdre une miette- et apres quelques jours de pedalage, il est la devant nous, majestueux, azur. L'ocean Pacifique. C'est pas rien !

Nous le longeons jusque chez Yens ou nous passerons un week-end entier a jouer au ping-pong et a se baigner, mais pas longtemps car l'eau doit etre a 10 degres. Une autre surprise de taille a marque ce moment : la degustation de vins rouges australiens. Alors la je fais un appel a tous les vignerons et viticulteurs francais : ATTENTION, Shiraz ou Cabernet, les vins australiens sont veritablement excellents.

La separation, quelque peu difficile, est vite remplacee par notre bonheur de pedaler sur cette route aussi reputee. Durant 500 km, ce qui ne represente rien sur une carte, nous naviguons sur la Great Ocean Road. Elle nous offre un spectacle merveilleux non usurpe et qui efface les forts deniveles . Les falaises plongent violemment dans l'ocean, les vagues immenses et larges fouettent durement les formations calcaires, evocatrices de tant de naufrages, formees par le vent, la pluie, le temps, l'erosion. Tandis que les bus parcourent cette route en 2 jours, le temps pour tous les touristes de prendre leur cliche, nous prenons le temps de contempler les crevasses, les monticules, les grottes, les ponts, les plages ont illumines par un soleil clement. Nous trouvons meme le moyen de camper sur le site-meme bercee par le mouvement des vagues, proteges par une couverture etoilee, emerveilles par des couches de soleil ecarlate. Du jamais vu !

Malgre cette euphorie, un doute subsiste : ou sont les kangourous ?

Ces 500 km nous conduisent a Warrnambool, grande ville du Victoria de 30 000 ames. Comme d'habitude, nous demandons a planter notre tente dans un jardin. D'un acte banal et quotidien pour nous decoule une serie d'evenements inattendus. Tout d'abord, nos hotes, Ross, Margaret et Chris Beaton nous proposent de prendre une douche (salvatrice d'ailleurs). Ensuite, apres avoir fait connaissanc et leur avoir explique notre projet, ils nous convient a un diner le soir-meme chez Alan Richardson, un ami, principal d'une ecole : rendez-vous le lundi matin. Nous passerons donc le week-end en leur compagnie.

Le lundi matin, Alan nous recoit dans son ecole coloree. Les enfants sont aux anges, nous aussi. Meme la presse locale est presente et prepare un article pour le lendemain. Lire l'article en australien... Les professeurs sont tres interesses. L'un d'entre eux, Pauline Morton nous invitera meme a passer la nuit chez elle non sans nous faire gouter son plat fetiche, selon tous ses collegues : de l'agneau grille, accompagne de pommes-de-terre et de citrouille. Delicieux ! et un gros pot de glace en dessert ! De plus, elle nous presentera William, Creole exhile en Australie depuis 20 ans. Il nous a prepare un succulent petit dejeuner et nous a ravitaille en tomates confies, gateaux, ail a la russe...

Une fin de Great Ocean Road en apotheose !

Le parc naturel des Grampians

Cette premiere partie a ete magique. Le soleil qui a ete notre partenaire, a rendu cette premiere approche de l'Australie encore plus intense et magnifique.

Toutefois, notre envie de decouvertes nous impose de sortir des sentiers battus, de nous enfoncer dans les terres australiennes. A nous le bush ! Nous choisissons donc de remonter vers le nord et de traverser le

parc naturel des Grampians non sans difficultes, d'ailleurs.

Le vent dans le nez, la pluie, la fraicheur qui se transforme en froid. Le temps n'est decidement plus avec nous, mais notre choix est fait. Du coup, aux abords du parc, par grand vent nous plantons la tente avec difficultes.

Le vent puissant fait tomber plusieures fois les bicyclettes que nous rangerons par terre.

Obliges de faire chauffer le rechaud sous l'abside, nous dinerons au meme endroit, dans cet espace restreint.

Plus la soiree avance, plus la force du vent s'intensifie. L'heure n'est pas au regret, il faut nous reposer, s'allonger dans nos duvet. Cette nuit extremement agitee a quand-meme reussi a plier la tente de sorte qu'elle nous fasse une deuxieme couverture, toute la nuit. Le lendemain matin, nous nous apercevons que toutes nos affaires sont detrempees, des arbres ont ete arraches.

Nous nous rendons a l'evidence : nous sommes en plein milieu d'une tempete. Continuer represente trop de risques et decidons de retourner a Dunkeld. Nous y resteront bloques 2 jours, apprendrons que cette tempete frappe de plein fouet tout le Victoria et ferons aussi la rencontre d'un groupe de touristes fort sympathiques.

Enfin nous pouvons reprendre la route. Le ciel est surcharge de nuages, mais le vent et la pluie ont presque disparu.

Durant 3 jours nous evoluons dans un decors feerique.
La flore est formidable, les eucaliptus degagent une certaine fraicheur mentolee, les plantes nous sont inconnues, les arbres sont verdoyants malgre l'hiver, les montagnes nous appellent a chaque tour de roue.

La faune est encore plus fantastique. Nous avons l'impression d'evoluer dans une voliere. Des peruches bleue, jaunes, vertes enjolivent le ciel de leur balai, les pies chantent et deploient un son electronique assez etrange, les cacatoes blanc deploient leur crete jaune vif. ET que vois-je au loin ? non j'y crois a peine... mais si ce sont des dizaines de kangourous qui traversent la route. Mais ils sont loin, vite "pedale, idiot". Ah voila. Ils prennent a peine le temps de regarder, prennent appui sur leur longue queue et sur leurs pattes et, sans le moindre effort apparent, font un bond qui rendrait jaloux Carl Lewis au saut en longueur ! Ca y est enfin, depuis que nous evoquions les kangourous... A notre grand bonheur l'Australie est aussi reputee pour cela, nous en croiserons bien plus souvent que nous l'aurions imagine. Certains meme nous accompagnant pour le petit dejeuner.

Malgre des temperatures qui baissent, nous continuons a dormir sous la tente, en communion avec la nature, avec les bois et les animaux. Une vraie tranche de naturel. Toutefois, il nous faut bien avancer, nous ne pouvons pas rester et decidons de nous rapprocher de Brisbane pour retrouver, normalement, un climat plus clement... En attendant je vous souhaite d'excellentes vacances. Matos *Incroyable Australie

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