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Perou --> Jacques, ce hero tres discret...

Buenos dias senoras y senores,

Hier apres 4 semaines pleines passees en bonne compagnie, nos deux comperes, Matos et Marco, m'ont demande de rediger mes sentiments sur ce mois vecu ensemble. Apres un refus categorique, d'une part par ma mauvaise qualite redactionnelle, d'autre part par "pudeur" eu egard a l'impressionnante realisation qu'est leur tour du monde (deja 15 mois et pres de 15000 km), je me devais de repondre a leur attente.

Aussi, je vous demanderai votre indulgence pour la qualite de mon ecriture et c'est en tant que candide que je vais vous livrer ce que j'ai pu partager avec ces deux formidables garcons : deja, a mon arrivee a Piura, l'aventure debuta des l'instant. Matos et Marc, heureux de vivre cet instant m'ont de suite fait sentir mon integration a leur equipe comme un "copier-coller" (pour ceux qui s'y connaissent en informatique ;0). Je ne vais pas vous decrire trop de details de ce mois passe en leur compagnie, car cela serait trop long ; mais seulement les grosses lignes qui, j'espere, vous donneront envie d'etre a ma place. En tant que novice du velo et quelques petits ennuis musculaires actuellement, j'avais peur d'enrayer ce tandem bien rode depuis septembre 2002, mais je vous affirme que prendre ce train en route, c'est comme les trains de l'epoque que l'on pouvait attraper en courant a cote. En effet, la qualite premiere de nos deux comparses, ce n'est pas de faire des kilometres pour afficher un gros rendement, c'est de voir le pays traverse, de vivre en symbiose avec les gens de ce pays, afin de vous restituer en toute simplicite ce que vous meme auriez pu ressentir si vous aviez pu etre a ma place. Donc, chacun son rythme sur le velo, mais toujours solidaire, pas une course de velo, mais un vrai rallye partage dans une tres bonne ambiance. Je vais simplement vous donner mon sentiment touristique, Marc et Mathieu, eux vous livrerons mieux, comme vous avez l'habitude de les lire. Cette premiere partie concernant le nord du Perou de Piura a Lima apres un depart au travers du desert en poursuivant la route entre Cordillere Noire et Cordillere Blanche pour retrouver la mer aux abords de Lima, apres 4 semaines de vie intensement partagee. --> Tout d'abord le desert, comme vous vous en doutez : du sable, du vent (pratiquement toujours de face et parfois tres fort, 90 km/h), du soleil (et des nanas - non, je plaisante ;0). Ce fut trois nuits merveilleuses en bivouac, a l'abri des dunes avec seul petit hic de grosses epines cachees dans le sable, ce qui m'a valu ma premiere et unique crevaison. (Matos lui, les accumule, 4 en une semaine). --> En suite, en direction de la Cordillere Blanche, nous avons commence de grimper doucement sur un chemin de terre caillouteux en quittant la Panamericaine qui longe la mer, pour nous hisser a travers cols et defiles, a 3000 metres d'altitude, rejoignant Caraz. Ce fut la, apres 8 jours de pedalage soutenu que nous avons eu droit a plus de confort. Notament prendre une douche qui, apres decrassage au bon savon liquide de France, macule encore la serviette blanche de taches sombres, prouvant bien l'accumulation de poussiere emmagasinee au-travers de ces kilometres pedales. Matos et Marc vous decriront mieux les paysages divers et magnifiques traverses (voir photo), evitons la redite. Je me contente simplement de vous livrer les grosses lignes. --> A Caraz, apres une nuit passee a l'hotel, nous avons pris le temps de la visite, n'hesitant pas de faire de petites, mais hautes incursions touristiques : c'est le lagon del Paron ou nous nous rendons et c'est a 4200 metres qu'il se trouve. Des difficultes, et ben non, telle une horloge programmee, le temps se deroule quoiqu'il en soit et nous progressons peut-etre peniblement, mais avec joie comme vers une terre promise et apres un bivouac quelque peu humide. Personne n'a eu le mal des montagnes, meme si le coeur battait fort par moment quand la pente s'elevait. --> Quittant Caraz via Carhuaz, direction Huaraz a 3200 metres d'altitude, le denivele a venir devint une formalite. A Huaraz, nous avons joue les "gringos", du bon temps quoi ! (je passe les details). Apres deux nuits, nous devions partir pour rejoindre la cote en passant par le col le plus haut de la Cordillere Blanche a 4080 metres, le col Cotococha, mais la pluie a repousse le depart d'un jour, ce qui nous a valu de faire deux grosses etapes : la premiere en cote avec 800 metres de denivele pour 80 km environ ; la deuxieme, plus de 100 km de descente pour atteindre mon dernier bivouac ou je prends un peu de temps pour vous decrire mon sejour. La particularite de la premiere etape a ete ponctuee par une arrivee difficile sous la pluie et petite grele. Le bivouac tant attendu a ete rude a realiser tant les doigts etaient geles. La nuit passee sous nos tentes nous a permis de nous recharger en force malgre la difficulte de nous rechauffer dans nos duvets humides. Puis ce fut le depart de la deuxieme etape, meme si ce fut en descente ; je n'ai pas ete epargne par le froid engourdissant mes doigts et qui m'a pousse a prendre mes distances au plus vite (a plus de 40 km/h de moyenne) avec ce col qui nous est apparu tel un tableau froid sous sa chappe de brouillard, mais qui doit cache une beaute majestueuse que peu de gens ont pu observer. --> voila, demain apres plus de 70 km, nous nous rendons a Huacho pour visiter une ecole pour faire dessiner les enfants. Mon voyage va se terminer, mais le charme va continuer, ne vous inquietez pas. Marc et Mathieu vont continuer de vous faire rever. J'ai pu vivre ce reve durant ce mois, maintenant, je descends en douceur de ce train, mais je continuerai a partager la suite de leur voyage comme vous au travers de leur reactu. Je ne peux qu'exprimer qu'un seul mot en leur encontre: MERCI et a vous lecteurs : QUE LE VAYA BIEN Hasta luego, Marc et Mathieu . p.s. : la beaute touristique se verra au travers des photos de l'equipe.

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