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Bolivie --> Pérou, Bolivie et Titicaca... (Matos)

Quelle ville éblouissante !!! Au centre de deux merveilles du monde que sont le Machu Picchu et le lac Titicaca, Cusco est l'une des villes les plus fascinantes que nous ayons visitées.

Apres un Noël et un nouvel an des plus insolites et des plus magiques, nous reprenons les bicyclettes et saluons nos hôtes si généreux et chaleureux, Jessica et Gonzalo, pour une nouvelle tranche, de nouveaux horizons et de nouveaux tampons sur nos passeports. En route pour la Bolivie... Encore deux ou trois km a travers Cusco puis les maisons se dispersent. Nous sommes à 3580 m. au-dessus du niveau de la mer. L'altitude n'entame en rien les retrouvailles avec Evinrude et Babaorum. Le long de la route, les "pueblitos" (petits villages) se suivent, ne se ressemblent pas. Toutefois, dans les champs, femmes et hommes nous saluent, nous encouragent, lèvent le pouce. Non pas pour le stop ;0) Même si la pluie ternit le paysage, pourtant riche de diversités, les dames des montagnes relèvent le plat a elles seules. Coiffées de nattes longues et "brodées" et d'un joli chapeau, ils ont tous une forme différente, elles ont toutes un regard cuivre et sans cesse interrogateur. Vêtues d'un gilet de laine et d'une jupe typiquement péruvienne, elles portent toujours un poncho dans le dos, en laine de lama, bariolé de multiples couleurs qui abrite un enfant ou enveloppe un fardeau incroyablement pesant et volumineux. Chaussées de sandales fabriquées a base de pneus réchappes, elles arpentent les chemins montagneux et habilles les versants de leurs couleurs chatoyantes. Tout au long du chemin, nous apprécions la présence de ces dames courageuses avec qui nous dialoguons et plaisantons en attendant que cesse la pluie. Puis chacun reprend sa route après être entré furtivement dans le chemin de l'autre. La route qui longe le Rio Vilcanota, plus ou moins fidèlement, est relativement plane. Nous sillonnons entre les montagnes et les champs de mais à une allure soutenue. Maintenant, nous savons qu’à partir de 15 heures la pluie nous ralentira. Trois jours après notre séparation de la ville de l'empereur mégalo (NDR voir Disney) nous arrivons au col "Abra La Roya" qui culmine a 4312 m. Incroyable ! au sommet, une dizaine de commerçants sont installes la et vendent tapis, poncho, colliers et autres produits artisanaux. En plein vent et avec le sourire. Décidément, le Pérou nous étonnera jusqu'a la frontière... Ce jour-la, nous poussons plus en avant, craignant un orage violent. A présent, la voie est un peu plus plane et le vent alterne : de dos, de face. Sur la fin de la journée nous l'avons vraiment dans le nez et c'est avec plaisir que nous trouvons un "hospedaje" dans le pueblo Santa Rosa, perdu dans son altiplano. Le lendemain nous n'y échappons pas. A environ 10 km de Pucara des nuages gris s'élève devant nous. Ils tournent bien vite en gris fonce puis au noir. Uniformes. aucune autre alternative que continuer. Pour une fois que le vent est en notre faveur, dans les airs il pousse l'orage a notre rencontre. Soit, allons-y et en sifflant ! Les éclairs bruyants éclairent la masse orageuse. Le grondement est au-dessus de nos têtes. quelques gouttes perlent sur ma sacoche de guidon et sur ma parka. Puis, d'un seul coup, les vannes s'ouvrent et les nuages laissent s'échapper un rideau de pluie. Bof, après tout ce n'est que de l'eau. Et vous me direz "l'eau ça sèche". Oui mais lentement, très lentement. Et avant de sécher, les affaires sont mouillées puis humides. Il n'y a rien de plus désagréable que d'enfiler des vêtements humides. Et vous de me répondre : - "ça séchera sur la bête ! - Oui, bien sur, mais demain il pleut - Mais ce n'est que de l'eau, n'est-ce pas ?" Bref, continuons... Quelques kilomètres et quelques jours plus loin et surtout après avoir pousse plus d'une heure et demie nous surplombons Puno, la ville au bord du Titicaca. Le lac, majestueux, nous ouvre ses eaux d'un bleu électrique. C'est féerique ! Outre les paysages magnifiques que nous offrent Puno et le lac, nous devons résoudre deux énigmes. D'un cote, notre réchaud est légèrement dérange. Nous ne pouvons plus cuisiner nos pâtes du soir. Devons-nous nous en procurer un autre ou bien le faire réparer ? De l'autre, quelle route devons-nous suivre pour passer la frontière ? celle qui passe par Copacabana les îles de la lune et du soleil, traverse le lac et devient une piste terreuse après la frontière ; ou bien l'autre, plus directe et asphaltée ? Impossible de trouver un réchaud a gaz ou a essence (de taille correcte, pas une gazinière), ni un réparateur a Puno. Nous compterons donc sur notre bonne fortune et notre réchaud fonctionnera de nouveau ! En ce qui concerne la route, la pluie, déjà omniprésente, va s'intensifier en Bolivie et nous connaissons trop bien les routes imbibées qui souillent et obstruent nos roues de boue... Ces réponses en main nous quittons Puno, mais ni le lac ni la majesté de ses eaux poissonneuses. D'ailleurs les pêcheurs ne s'y trompent pas. Le corps a moitie dans l'eau ou sur une barque, ils utilisent les filets qu'ils ont tisses tandis que leurs épouses récoltent les roseaux pour construire les barques. Le 15 janvier dernier vers 10 heures, nous passons la frontière. Et non ! pas sous la pluie, mais notre premier déjeuner en Bolivie, si ;0) Nous nous éloignons du lac à regrets, mais savons qu'au bout du chemin, La Paz nous attend. après avoir dormi dans un "residential" à Tiahuanaca et avoir évité un autre orage, nous continuons, montons, descendons sur un terrain inconnu qui nous semble bien familier. Encore quelques km et nous arrivons à la limite de La Paz située à 8 km de lacets en contrebas. Il commence à pleuvoir sérieusement... A toi mon Marco...

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